Lorsque Maître Choï revint en France
Samedi, mars 29th, 2008A l’occasion de l’Euro Soo Bahk Do qui se tenait à Wavre en Belgique en mars 2008, Maître Choï Eui-Sun, fondateur du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan en France, fut de visite quelques jours à Paris, où il donna deux entraînements les 10 et 11 mars, puis fit connaissance des petites classes d’Elodie Mollet le 12 mars.
Bien que préparé depuis l’automne, cet événement a dépassé tous les effets qu’on pouvait en attendre. Les fleuves ne remontent jamais à leur source, mais tout de même, pour Shiwol l’association ce fut comme un second temps par lequel toute l’histoire du Soo Bahk Do en France se remettait en perspective.
Pour les anciens qui reprirent du service, 9 ans plus tard, ce fut l’occasion de mesurer, non sans émotions, l’écart du temps qui avait passé comme celui des chemins qui s’étaient séparés. Toute l’histoire était là, silencieuse, sans concept, informulable, et pourtant fraternelle : point de sang ni de larmes, mais beaucoup de vin.
Il n’y a pas lieu, sans doute, de cacher une certaine nostalgie, qui s’insinuait à doses délicates. Elle perce souvent au milieu des plaisanteries, quand les voyageurs se rencontrent et qu’ils ont en commun d’avoir bu ensemble le vin de la jeunesse, dont le goût est toujours inimitable. Et puis il y avait aussi le bonheur du présent, fondé aussi sur ce plaisir insatiable de pouvoir vider la coupe en bonne compagnie, avant de devenir, comme le dirait Omar Khayyam, la cruche.
Et enfin le Maître : curieux de faire connaissance des enfants de ses enfants, et intrigué de voir que la graine avait malgré tout prospéré. L’arbre est tortu, certes, car, comme le disait un philosophe, il est fait du bois noueux des hommes. Les chemins sont mal taillés, mais ils traversent, ici ou là, quelques parterres bien soignés. Tout de même, il n’arrive pas à tous les artistes d’avoir un jardin en France. Et il arrive de moins en moins à la France que les artistes étrangers s’y sentent chez eux.
Shiwol l’association se réjouit d’avoir pu contribuer à renouer quelques fils de la trame passablement déchirée du Soo Bahk Do en France ; et à ce que ce retour de l’ancien serve de prémices favorables à la construction du nouveau.
En fichier PDF ci-après le « Quatre Pages » édité par l’association en honneur à Maître Choï, inaugurant ainsi ce qui deviendra peut-être, Feuilles ou Cahiers, une autre manière de semer à tous vents :
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